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Ça y est, c’est la rentrée !

Nous espérons que vous avez passé, toutes et tous, un bel été. De notre côté, à dire vrai, nous avons été, il y a quelques jours, terriblement attristés par le départ d’Adel Hakim, auteur, comédien et metteur en scène, codirecteur du Théâtre des Quartiers d’Ivry avec sa compagne Élisabeth Chailloux. Nous connaissions peu Adel, trop peu, mais nous savions que c’était « quelqu’un de bien », un grand humaniste, infatigable défenseur de la paix et de la fraternité, en plus d’être un homme de théâtre éminemment respectable. Adel, atteint par une maladie dégénérative incurable, avait décidé de mettre fin à ses jours par « suicide assisté » en Suisse. Son état physique en a décidé autrement et il est décédé à Paris. Le 15 août, il écrivait une magnifique lettre (publiée dans Libération le 1° septembre) intitulée « Libre adieu ». Dans ce texte, il disait notamment : « Il n’est pas nécessaire d’être angoissé par l’idée de la mort. (…) Aucun de nous n’est immortel. Aussi faut-il vivre avec plaisir, partage, solidarité, porter attention et secours, entre autres, aux démunis et aux migrants ». Recevons cette leçon et essayons d’en être dignes. Merci pour tout Adel et, pour reprendre le titre d’une très belle pièce tragique de Serge Valletti, « Sale août » ! 


Difficile de trouver une transition, cher Adel, encore que… « Ne pas être angoissé par l’idée de la mort » est une posture très épicurienne ! Et que le travail que nous menons depuis plusieurs années, avec des jeunes, sur les philosophes présocratiques va nous occuper une bonne partie de l’année ! En effet nous allons remonter Philosophes à l’encan dans 4 collèges d’Arras : Charles Péguy, Jehan Bodel, François Mitterand et Marie Curie. Des cyniques aux épicuriens en passant par les sophistes (eh oui !) : un aperçu salutaire de ces penseurs qui nous parlent si bien à nous, aujourd’hui. « Chacun vaut chacun », « Argent : citadelle de tous les maux », « L’amitié, c’est l’égalité »… Pas mal, non ? Pour cette nouvelle série, c’est Franckie Defonte qui endossera le rôle de tous ces philosophes passionnants, entouré de classes de collégien-ne-s.


Autre action qui va s’échelonner sur toute la saison (et au-delà), en même temps que l’exposition Napoléon (Musée des Beaux Arts d’Arras) : des lectures… anti-napoléoniennes à partir du texte de l’historien Henri Guillemin Napoléon, légende et vérité. Face à l’hagiographie qui se prépare, soyons un peu… pamphlétaires, iconoclastes et… contradicteurs ! Ces lectures se feront dans divers lieux de la ville mais seront aussi l’occasion d’un feuilleton radiophonique en collaboration avec PFM. Nous espérons aussi que ces lectures dépasseront le cadre géographique arrageois (Boulogne/Mer ? Montreuil ?...). 



Voilà les deux axes majeurs de ce que sera notre activité en 2017/2018. Et c’est déjà pas mal ! De la pensée au travail, de la raison, de la vérité, de la controverse. Par les temps qui courent, cela nous semble au moins… utile ! 

 

Une création en vue ?... OUI ! Elle verra le jour durant la saison 2018/2019. Les contours se précisent petit à petit. Mais nous ne voulons pas en dire plus à ce jour. Trop d’incertitudes budgétaires, comme d’hab !... Patience, donc. 

 

Une saison, ce sont aussi… des ateliers ! Nous continuons bien sûr notre partenariat avec le Collège Charles Péguy et avec le Lycée Guy Mollet, deux établissements arrageois avec lesquels nous avons tissé des liens forts et pérennes. Mais n’oublions pas notre Atelier du mardi (atelier hebdomadaire pour adultes, toujours hébergé au Théâtre d’Arras et dirigé par Isabelle Carré-Legrand). Reprise : le 12 septembre à 19h00. You’re welcome ! (il reste quelques places). 

 

A toutes et à tous, belle saison à vous et au plaisir de vous [re]voir ! 

Pour la Cie, Stéphane Verrue.


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